Histoire

C’est au début du 14ème siècle que le nom de Aschbach apparaît dans l’histoire.

Aschbach est durant des siècles une possession de l’évêque de Speyer (Spire). Evoqué pour la première fois en 1314, la localité appartient alors en fief aux seigneurs de Windstein, vassaux des comtes de Deux-Ponts, et fait partie avec ses voisines Stundwiller et Oberroedern, de l’Oberamt Lauterbourg, structure administrative qui s’étend des deux côtés du Bienwald. Ces trois villages forment d’ailleurs dès 1376  l’Obergericht (Tribunal suprême) dont le siège est fixé à Stundwiller, avec en commun le Schultheiss (ancêtre de la fonction de maire) ainsi que le curé. 

Comme toutes les localités de la région, le village subit les ravages de la guerre de Trente ans (1618-1648). A partir du Traité de Westphalie en 1648 et jusqu’en 1680, le prince-évêque de Spire et Louis XIV se disputent la levée des impôts. En 1680 par les arrêts de réunion prononcés par le Conseil souverain d’Alsace, le village passe sous la domination française.

Dans ce village entièrement rural où coexistent quelques petits artisans, on pouvait dénombrer en 1836 une population de 820 habitants. 

Pourtant, il n’existe pas d’église dans ce village catholique. L’affirmation de Aschbach en tant que paroisse eut lieu lorsque les Aschbachois décidèrent de construire leur propre église en 1868. Pour son édification, la commune coupe quelque 50 hectares de forêt et impose les Aschbachois jusqu’en l’an 1900 pour rembourser les emprunts.

De 1870 à 1918, l’Alsace est de nouveau annexée à l’empire germanique. C’est aussi la période de l’exode vers le « nouveau monde » et bientôt vers les villes pour travailler dans l’industrie. Au début de la 1re guerre mondiale, la commune compte 580 habitants.

Evacuée à Nouic près de Limoges (Haute-Vienne) en 1939, la localité a subi d’importants dégâts lors de la bataille autour de la Ligne Maginot en juin 1940, et durant les combats de janvier 1945, Aschbach est sinistré aux deux tiers. En 1948, la commune obtient une citation avec attribution de la croix de guerre avec étoile d’argent pour le courage de ses habitants.

En 1974, Aschbach fusionne avec les communes de Stundwiller et Oberroedern et redevient autonome le 1er janvier 1988.

Durant plusieurs décennies, la population se situe autour de 500 habitants, c’est seulement depuis ces 15 dernières années qu’elle a évolué et qu’elle est proche de 700 habitants actuellement.

Etymologie d’Aschbach 

« le ruisseau de l’ombre ou du frêne »

Le village tire peut-être son nom du ruisseau sur lequel il est situé. De l’allemand –bach « ruisseau », précédé du nom de l’« ombre » (Asch ou Äsche, poisson du genre salmonidé) ou du « frêne » (arbre sacré de la mythologie germanique, vieux haut allemand Asch, allemand moderne Esche.

Autre explication : il s’agit d’un village typique de défrichement, non loin de la bordure de la Forêt de Haguenau. Pourquoi ne pas invoquer un mot allemand homonyme Esch  « finage, ban » (vieux allemand  ezzisc « champ semé, finage »).